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Patrimoine architectural

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Casablanca, ville moderne édifiée par des populations aux origines très variées, a pendant longtemps été un creuset de cultures, et a inspiré une architecture urbaine originale. De nombreux traits font de l’espace urbain et des édifices de Casablanca une contribution exceptionnelle au corpus de l’architecture sud-méditerranéenne.
Les premiers bâtiments qui surgissent extra-muros sont soit de type néo-mauresque, soit néo-classique, plus rarement art nouveau.
Le néo-mauresque dont il s’agit ici est assez anecdotique. Il consiste essentiellement dans le plaquage des éléments de décor  empruntés au vocabulaire arabo-andalou sur des façades à l’ordonnance commune dans un souci de pittoresque et de couleur locale. Le bâtiment de l’hôtel Excelsior, place des Nations Unies, réalisé en 1916 par Joseph Delaporte, en est la parfaite illustration.

Style néo-classique

On entend par néo-classique les élégantes «pâtisseries» néo-Louis XVI ou baroque en vigueur dans la France d’avant 1914, particulièrement sur la côte d’Azur, laquelle, pour des raisons évidentes de similitude de climat, sera une des références principales de Casablanca.
Il se caractérise par une profusion d’éléments d’ornementation en façade: angelots, corbeilles de fruits, gerbes florales, têtes de lions et autres coquilles Saint-Jacques sculptées dans le ciment.

Le pluralisme décoratif des façades des grands immeubles qui voient le jour en centre-ville est une constante règle: les ornementations faites d’angelots, de corbeilles de fruits, ou de têtes de lions se mélangent harmonieusement aux frises en zellige, en stuc ou aux balcons en bois de cèdre. En témoignent surtout les bâtiments administratifs de l’actuel Place Mohammed V : siège de la poste réalisé en 1918 par Adrien Laforgue, siège du consulat de France réalisé en 1922 par Albert Laprade, bâtiment du Palais de Justice réalisé en 1923 par Joseph Marrast, siège de la Wilaya réalisé entre 1928 et 1936 par Marius Boyer.

Immeubles de luxe

Dès lors, le travail sur les volumes remplace celui sur les décors qui laissent la place aux balcons, aux bow-windows faisant gagner de l’espace ; les façades des immeubles, qui ne cessent de prendre de la hauteur, se dénudent. Les immeubles de luxe, ou ceux de production courante, tiennent compte du souci de confort qui anime la bourgeoisie casablancaise et tous sont équipés d’un confort moderne et de commodités encore rares à l’époque en France: salles de bains, buanderies, chauffage central, vide-ordure, chambres de bonnes, placards à profusion et autres débarras.

Ville art-déco

Véritables oeuvres d’art, les immeubles de luxe du centre-ville vont être baptisés du nom de leur commanditaire, faisant ainsi référence de monuments dans cette «ville nouvelle». Mais c’est dans les villas que les architectes laissent aller toute leur ingéniosité, qu’ils expérimentent les dernières découvertes en matière d’habitation et de confort.

Bien plus qu’une ville art- déco, Casablanca propose au visiteur tout l’éventail des styles architecturaux de la première moitié du 20ème siècle. Il pourra contempler les façades de ces immeubles dans les quartiers du centre de Casablanca, en particulier au Bd. Mohammed V, dans la rue piétonne du Prince Moulay Abdallah et dans l’ancien quartier européen Mers Sultan.